Clauses de disparités de traitement : les jeunes libéraux se prononcent massivement pour un resserrement de la loi

Force Jeunesse désire saluer la position adoptée aujourd’hui lors du congrès de la Commission-Jeunesse du PLQ à l’effet d’interdire formellement toute forme de clauses de disparités de traitement, aussi appelées clauses orphelin, dans les lois du travail. Cette motion, appuyée par une très forte majorité de militants, lance un message clair au gouvernement du Québec qu’il est temps d’agir pour protéger les jeunes travailleurs qui se font offrir des conditions de travail moins avantageuses sur la simple base de leur date d’embauche.

Déjà en 2013, une vaste coalition formée des comités jeunes des syndicats, des associations étudiantes et de Force Jeunesse réclamait une clarification de la Loi sur les normes du travail, dont les dispositions actuelles laissent malgré tout encore place à diverses formes de discrimination envers les jeunes, notamment en permettant aux employeurs de leur offrir des régimes de retraite moins avantageux en fonction de leur date d’embauche. « La présence de telles clauses dans les conventions collectives et dans les contrats d’emploi va à l’encontre du consensus établi au Québec visant à éradiquer toute forme de discrimination fondée sur l’âge dans les milieux de travail. Avec l’appui de l’aile jeunesse de son parti, le gouvernement ne peut plus ignorer la nécessité de clarifier la loi adoptée en 2001 afin qu’elle protège adéquatement les travailleurs plus vulnérables et que son esprit soit véritablement respecté » a déclaré Me Sophie Tremblay, vice-présidente responsable du contenu à Force Jeunesse.

Lors du dépôt de sa politique québécoise de la jeunesse au printemps dernier, le gouvernement s’est dit ouvert à un changement législatif en ce sens. Force Jeunesse avait alors indiqué qu’il appuierait celui-ci s’il voulait réellement s’attaquer au problème des clauses de disparités de traitement. Le premier ministre a depuis précisé son intention d’agir sur la question, notamment par la création d’un comité consultatif sur les normes du travail, qui aura pour mandat de formuler des recommandations sur le sujet. « Nous sommes heureux de voir que le gouvernement du Québec a décidé d’inclure des représentants de la jeunesse dans sa réflexion sur les clauses orphelin, notamment en nommant la présidente de Force Jeunesse sur le comité consultatif en charge d’analyser la question. Nous espérons fortement que cette volonté se traduira par des actions concrètes et non seulement par des vœux pieux, la seule façon d’enrayer le phénomène étant de clarifier la loi pour empêcher toute forme de disparité de traitement fondée sur la date d’embauche dans les régimes de retraites et autres avantages sociaux » a conclu Me Tremblay.

Force Jeunesse continuera son travail de sensibilisation auprès des différents acteurs politiques et de la société civile au courant de l’automne.