Force Jeunesse reçoit favorablement le plan de travail de la Ministre Agnès Maltais sur la question des régimes de retraite

L’organisme tient à saluer la place accordée aux jeunes dans le processus décisionnel. « En près de deux ans, Force Jeunesse est devenu un acteur incontournable dans le dossier des régimes de retraite et nous sommes heureux que le Gouvernement reconnaisse notre place au cœur du processus de décision », explique Eloi Lafontaine Beaumier, président de Force Jeunesse.

En proposant des travaux de restructuration des régimes à prestations déterminées existants, le gouvernement fait écho aux recommandations du rapport D’Amours, qu’appuie Force Jeunesse, à l’effet de renforcer et de pérenniser ces régimes. Si l’organisation se réjouit de voir le gouvernement mettre de l’avant le principe d’équité intergénérationnelle, il nous semble toutefois prématuré de limiter le partage des coûts des services futurs des régimes publics aux seuls employeurs et employés, en excluant de facto les bénéficiaires des rentes. Force Jeunesse souhaite en particulier que la problématique des clauses de disparités de traitement, ou « clauses orphelin », soit au cœur des travaux qui auront lieu dans les prochains mois. L’organisation rappelle que toute restructuration des régimes existants devra exclure l’utilisation de clauses de disparités de traitement, principe auquel les jeunes des deux principales centrales syndicales et les fédérations étudiantes nationales adhèrent également.

Par ailleurs, Force jeunesse émet certaines réserves quant au processus devant mener au dépôt du deuxième projet de Loi prévu pour l’automne 2014. Conclure sur la mise en place d’une rente longévité ou sur la bonification de la rente de la RRQ est une lourde commande qui ne peut se faire en vase-clos, en se passant d’une réflexion plus large sur l’amélioration de l’épargne et de l’avenir du système de retraite québécois. « Nous reconnaissons l’importance de poser des actions rapides pour les régimes en difficulté et appuyons les efforts en ce sens. Cependant, nous avons une occasion sans précédent de questionner la place des différentes composantes du système de retraite telle que la répartition du degré de couverture des régimes publics et privés ; nous ne pouvons manquer ce rendez-vous incontournable pour les futures générations », affirme Eloi Lafontaine Beaumier. Actuellement, le plan d’action est muet sur la place qui sera dévolue à une telle réflexion.

Enfin, Force Jeunesse rappelle qu’un des objectifs premiers du rapport du comité D’Amours était de contrer l’insuffisance de l’épargne et d’augmenter la proportion de Québécois ayant accès à un régime complémentaire de retraite. « Ce processus ne doit pas se réduire à une opération de sauvetage des régimes complémentaires de retraite existants, alors que plus de 60% des travailleurs du Québec ne bénéficient pas de tels régimes », soutient Eloi Lafontaine Beaumier. À cet égard, dans son mémoire déposé en commission parlementaire à l’automne dernier, Force Jeunesse proposait notamment des solutions afin d’étendre la couverture des futurs retraités via des régimes complémentaires sectoriels. Force Jeunesse espère que les travaux entourant le développement des deux projets de Loi ne perdront pas de vue cet objectif fondamental d’augmenter le nombre de Québécois qui participent à un régime de retraite complémentaire.

Force Jeunesse réitère son appui à la démarche proposée par le Gouvernement et confirme qu’il participera à l’exercice, tout en étant impatient de connaître les détails du plan d’action.