Journée d’étude portant sur l’avenir de la retraite au Québec – Renforcer les initiatives de concertation

Le 23 janvier 2014 s’est tenue à l’Université Laval une journée d’étude portant sur l’avenir de la retraite au Québec conjointement organisée par l’Alliance de recherche universités-communautés (ARUC) – Innovations, travail et emploi, l’Institut de recherche en économie contemporaine (IRÉC) et Force Jeunesse.

L’ensemble des partenaires présents ont établi un constat commun, soit celui de renforcer les initiatives de concertation. « Il faut éviter les stratégies qui affaiblissent le système, renforcer les initiatives basées sur la concertation, améliorer la couverture retraite et faire la promotion des innovations qui augmenteront l’autonomie financière et sociale des individus par des solutions collectives », ont déclaré Frédéric Hanin, chargé de projet à l’IRÉC et Eloi Lafontaine-Beaumier, président de Force Jeunesse.

Les participants ont soumis au débat public plusieurs pistes de réflexion sur l’avenir des régimes de retraite au Québec.

Forums de concertation
Ils ont notamment proposé la mise en place de forums permanents pour développer par exemple des instances de concertation entre les acteurs du système de retraite. « Ce qui est important de retenir, ont indiqué Frédéric Hanin et Eloi Lafontaine-Beaumier, c’est que l’expertise sur le système de retraite est un « bien public » qui doit demeurer accessible autant pour les participants que pour les organisations concernées. C’est un investissement bénéfique, structurant et « rentable » si nous voulons éviter l’augmentation actuelle de la judiciarisation de la régulation des régimes de retraite ».

D’autres pistes
Les autres pistes touchaient la pénibilité du travail, la définition des responsabilités des employeurs, la coordinnation du régime public et des régimes privés, et enfin l’amélioration de la couverture retraite par des régimes sectoriels. Cette dernière piste de travail a fait l’objet d’une réflexion importante. « L’avenir du système de retraite doit inclure la question de la place des régimes sectoriels. Leur présence est un avantage important pour les différentes générations dès lors qu’elle permet de mutualiser les risques et de sortir les conditions de travail de la concurrence entre les entreprises et les établissements », ont conclu le chercheur et le président.

Pour plus d’information, vous pouvez télécharger la note d’intervention de l’IRÉC L’avenir de la retraite au Québec : quel héritage laissera-t-on ? ici ou auwww.irec.net.

Créé en 1998, Force Jeunesse est un regroupement de jeunes travailleurs visant la défense et l’amélioration des conditions de travail et des perspectives d’emploi de la relève dont les membres sont à la fois des associations et des individus. L’équité intergénérationnelle et une préoccupation pour l’avenir collectif de notre société sont au cœur des valeurs défendues par l’organisation.